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Robert INDIANA

Robert Indiana nait à New Castle en 1928.
Il change son nom de famille « Clark » afin de prendre celui de l’État où il habite. Il étudie à l’Institut d’art de Chicago en Indiana puis se rend à New York où sa réputation croît rapidement.
Artiste singulier du Pop art, Robert Indiana symbolise "L'American way of life" et "l'American Dream" avec des mots, des noms et des chiffres plutôt qu'avec des objets et des figures. 

Robert INDIANA biographie

Il trace des signes au pochoir et arrange sur la toile, sur des constructions ou totems de bois, des couleurs vives en contrastes simultanés. Dans les années soixante et soixante-dix, son travail est politique, par la mise en accusation des mythes américains, des conflits raciaux, mais aussi poétique (série des Love, Eat, Die), inspiré par la littérature et la poésie Américaine ou autobiographique (diptyque de père et mère, 1963).

Sa peinture, Love (1966), réalisée en sculpture monumentale à New York, en timbre pour la poste américaine, devient une icône du XXème siècle. 

Nombreux sont ceux qui ont croisé LOVE, mais peu connaissent son histoire. Le concept du texte rouge avec le « O » incliné est né en 1961, mais l’image n’a connu le succès qu’en 1965, alors qu’elle est imprimée sur une carte de vœux proposée au MoMa.

Le graphisme de LOVE, Indiana le doit principalement à son ancien collaborateur, l'artiste Ellsworth Kelly, qui lui a fait découvrir le mouvement Hard Edge Painting (caractérisé par des œuvres peintes dans lesquelles les transitions sont brusques entre les zones de couleur). « Il […] a eu une grande influence sur mon travail, et c'est grâce à lui que je suis ici », a un jour déclaré Indiana.


La première version sculpturale de l’œuvre voit le jour en 1970 et sera par la suite exposée au Musée d'Art d’Indianapolis. En 1973, l’image est imprimée sur un timbre commémoratif de 8 centimes de dollar, ce qui contribue à la répandre amplement à travers les États-Unis. L’image de LOVE est rapidement reproduite (et traduite) partout dans le monde et vient se loger sur de nombreux supports, comme des tapis, sculptures, et même des skateboards…intégrant totalement la culture populaire. Nombreux sont ceux qui se sont familiarisés avec LOVE sans même savoir que l’image découlait d’une œuvre d’art.


Ironie du sort, malgré l’immense succès de son œuvre, Indiana n'a absolument rien obtenu au moment de sa création : n’ayant jamais déposé la marque, il n’a pu encaisser les redevances qui lui étaient dues. L’artiste a éprouvé des difficultés à accepter cette popularité soudaine, qui éclipsait non seulement ses autres œuvres, mais aussi bien souvent son propre nom. Malgré cette notoriété indésirable, il décide de réitérer l’expérience : en 2008, il propose à l'occasion de la candidature d'Obama à la présidence des Etats-Unis une œuvre qui conserve le même graphisme, mais sur laquelle le mot LOVE est remplacé par HOPE (Espoir). Cette nouvelle version est reçue chaleureusement par un public familier avec les couleurs vives et le graphisme, et se diffuse à l’échelle mondiale. 


L’aspect minimal de LOVE, ses tons vigoureux et son message universel sont autant d’éléments qui ont propulsé l’artiste au rang des plus grands représentants du Pop Art avec Andy Warhol, bien qu'il ait toujours rejeté cette étiquette.


Depuis 1980, il décline ces grands thèmes en sculptures ou dessins ( mère des exils, 1986). En 1961 le Musée d’Art Moderne de New York acquiert l’une de ses peintures et en 1966 son fameux « Love Show » inaugure la Stable Gallery à New York. En 1966, il expose également au Van Abbemuseum, à Eindhoven, au Museum Haus Lange, à Krefeld ainsi qu’au Württembergische Kunstverein à Stuttgart. En 1968, il prend part à la Documenta de Cassel en Allemagne. En 1998, le Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice lui consacre une rétrospective et en 2003-2004, la Paul Kasmin Gallery de New York présente une exposition solo de ses œuvres.

En 1970, il quitte New York pour ne jamais y revenir, et séjourne en quasi-autarcie dans le Maine, sur une île difficile d’accès. Il s’est éteint le 19 mai 2018 à son domicile.

 

EXPOSITIONS PASSÉES (SÉLECTION)

 

2017 : « Art politique vintage », Galerie Alpha 137, New York


2016 : « Grand Opening: Miami Design District », Opera Gallery, Miami


2015 : « Prendre un objet », Museum of Modern Art, New York


2014 : « Tête à Tête », KM Fine Arts, Los Angeles

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